Photo arrière-plan : Jean-Baptiste Millot

Lines & Spaces

Photo Jean-Baptiste Millot
Photo Jean-Baptiste Millot

Le projet initial porté par Philippe Soirat - reconfigurer, notamment sur le plan rythmique, quelques standards du jazz moderne - prend ici toute son envergure. Chacun y apporte en toute liberté sa touche personnelle, contribuant à renouveler quasiment de fond en comble un matériau que l'on eût pu croire figé et qui se retrouve ici repeint aux couleurs les plus pimpantes.                             

    Jacques Aboucaya - Jazz Magazine

Musique souple et subtile servie par une puissante expressivité.

Quatre talentueux musiciens au service d'une musique libre et innovante qui relie tradition et modernité.

Nicole Videman - Latins de Jazz...et Cie

Il met tout son talent au service d'un jazz paisiblement décomplexé qui apprécie l'exploration sous toutes ses formes

Yves Dorison - Culture Jazz

On savait donc déjà que Soirat pouvait créer son monde à lui, on sait désormais que celui-ci est parfaitement fait pour nous : parce qu'il est ouvert, qu'il est sans cesse une sorte de mise en lumière de nouvelles possibilités.

Michel Arcens - Notes de Jazz

Ça swingue, ça groove et ça pète la vie dans chaque solo parce que le plaisir est là. Le leur comme le nôtre.

Philippe Vincent - Jazznicknames

Les maîtres ici "revisités" définissent la ligne esthétique de l'ensemble, toute de fluidité et de musicalité, à l'image d'une version de Countdown à la signature rythmique "trafiquée", interprétée néanmoins avec le plus grand naturel. Un excellent album !                                        

Max Robin - Batteur Magazine

Il s'y confirme, comme à l'habitude, musicien dont l'instrument est la batterie plutôt que batteur, avec cette approche féline, souple et impeccable qui est sa marque.

Jean-Pierre Jackson - Classica




Lorsqu’en 2015, Philippe Soirat a publié You Know I Care, premier disque sous son nom, nombreux sont ceux qui ont soupiré d’aise. Le batteur, acteur hyperactif de la scène jazz parisienne et sideman prisé, n’avait en effet jamais pris ainsi la lumière, préférant mettre sa science des couleurs au service des autres. Lee Konitz, Lou Donaldson, Johnny Griffin, Mark Turner, Phil Woods, Steve Grossman, Laurent de Wilde ou les frères Belmondo, pour n’en citer que quelques-uns. La liste est bien plus longue, à la façon d’un inventaire du jazz, et sa discographie en est le fidèle reflet. On l’a compris, le musicien était d’autant plus occupé que ce rôle de partenaire lui convient à merveille, en ce qu’il sollicite sa faculté à s’adapter à n’importe quelle situation et sa part d’inconnu. L’inattendu : la vérité du jazz, ni plus ni moins. Bonne nouvelle, lui qui reconnaît volontiers ne pas être un leader dans l’âme, avait enfin osé franchir le pas.

 

Philippe Soirat se réalise dans un équilibre humain et musical. Il a trouvé chez David Prez (saxophone), Vincent Bourgeyx (piano) et Yoni Zelnik (contrebasse) les complicités nécessaires à l’épanouissement de son projet et c’est naturellement qu’il reconduit aujourd’hui une formation qui a sculpté au fil du temps sa forme sonore en même temps qu’elle nourrissait ses échanges jour après jour. Une histoire d’alchimie pour un quartet qui a su parler un langage commun dès les premières heures et dont chaque membre sait s’affranchir des barrières stylistiques.

 

Cette maturation donne le jour à Lines & Spaces. Ce titre est emprunté à une composition de Joe Lovano (de même que You Know I Care l’avait été à Duke Pearson). Un choix qui ne doit rien au hasard en ce qu’il traduit un désir mélodique et la volonté d’accorder à chaque musicien l’espace dont il a besoin pour faire vivre une histoire collective. Par la somme de ses expériences, Philippe Soirat est bien

 

placé pour savoir que la musique est un matériau modelable à l’infini : c’est la raison pour laquelle il continue de chercher l’inspiration chez les autres, et pas forcément les batteurs. Il ne s’agit pas de rendre hommage à quelques maîtres, mais bien de s’emparer de compositions existantes et de les mêler à une poignée de thèmes originaux, comme autant de prétextes à faire entendre sa propre voix. L’exemple de Second Genesis , signé Wayne Shorter, suivi de  A Shorter One signé David Prez, illustre cette imbrication subtile des formes musicales qui font le sel de Lines & Spaces. La première est l’occasion de se réapproprier une mélodie remontant à 1960, tandis que la seconde, beaucoup plus free, fait écho à la quête actuelle d’un musicien entré dans la légende du jazz. Comme si le quartet tendait un fil entre passé et présent pour recomposer sa propre grammaire. Autre illustration typique d’une gourmandise assumée : Countdown de John Coltrane. Ici, en référence à l’original, on joue au chat et à la souris avant de se ruer sur le thème durant les dernières secondes. Un jeu, à tous les sens du terme, et une maîtrise de ses règles qui font de ce second opus bien plus qu’une simple suite du premier. Il est une avancée sur un long chemin.

 

Les interventions de Philippe Soirat, d’une grande concision, sonnent à la façon d’un rappel au groove et d’œillades complices lancées à ses partenaires. De plus, Lines & Spaces est l’occasion de vérifier tout le soin accordé à la sonorité d’un instrument dont les vertus mélodiques sont exacerbées par la précision d’un drumming oscillant entre puissance et impressionnisme. Au bout du compte, le disque se présente comme le carnet de bord d’un amoureux du jazz en liberté et de la richesse de ses conversations, pour qui la vibration de la musique prime sur toute autre considération. On est tenté de le qualifier d’exemplaire.

 

Denis Desassis

 


Photo Bruno Chavaret
Photo Bruno Chavaret

 When Philippe Soirat’s first album as a bandleader, You Know I Care, was released in 2015, his many fans were pleased. Soirat, a drummer and active member of the Paris jazz scene, is a first-class sideman who, until then, had not taken center stage, preferring to put his vast knowledge of color to work for others — Lee Konitz, Lou Donaldson, Johnny Griffin, Mark Turner, Phil Woods, Steve Grossman, Laurent de Wilde and the Belmondo brothers, to name just a few. The full list is much longer - it reads like a who’s who of jazz, and his discography closely reflects that. Soirat owes this musical activity to the fact that collaboration suits him perfectly: it appeals to his ability to adapt to any situation and to seek out the unknown. The unexpected. The truth of jazz, no more, no less. It is welcome news that, although he readily admits he does not feel like a bandleader at heart, he finally took that step.

 

Philippe Soirat truly comes into his own when there is a strong connection between the music and people. In David Prez (saxophone), Vincent Bourgeyx (piano) and Yoni Zelnik (bass), he found the close relationships he needed to bring his project to life. So it makes sense that he chose to lead the same group again – a group that fashioned its sound over time while gradually expanding its idiom. The quartet had chemistry from the start – they spoke the same language, each of them free from conventional stylistic boundaries.

 

Lines & Spaces grew out of this process of maturation. The title is borrowed from a composition by Joe Lovano (just as You Know I Care was borrowed from Duke Pearson). That choice is no accident. It conveys an appreciation for melody and a desire

to give each musician the space he needs to bring to life a collective narrative. Philippe Soirat knows from experience that music is an infinitely malleable medium. That is the reason he continues to look for inspiration in the work of other musicians - and not necessarily drummers. The point is not to pay homage to a few masters but to take existing compositions, combining them with a handful of original themes, as pretexts to finding his own voice. The example of Second Genesis, a composition by Wayne Shorter, followed by A Shorter One, by David Prez, illustrates the subtle overlap of musical forms that makes Lines & Spaces so interesting. The former is a chance to explore a melody from 1960 while the latter, much more free, reflects the jazz legend’s recent work. It is as if the quartet pulled a thread between past and present in order to write its own syntax. Another illustration of this lively and confident approach is Countdown, by John Coltrane. The music refers to the original in a game of cat and mouse before pouncing on the theme in the last seconds. It is a game in every sense of the word, and the mastery of its rules makes this second album much more than a follow-up to the first. It takes the music a step further on a rich journey.

 

Philippe Soirat’s tight solos return to the groove with knowing glances to his partners. Lines & Spaces is a chance to hear the drums’ melodic qualities highlighted by Soirat’s precise, powerful, and in turn impressionistic playing. In the end, the album is like the diary of a man who loves the freedom of jazz in all its richness and values most of all the feeling in the music. I am tempted to say it is perfect.

 

Denis Desassis

Translated by Anna Lehmann



You Know I Care

Quatre talents au service d'une musique libre, sophistiquée, organique et poétique.

 ...Leur investissement dans le noble art de fabriquer, à la main, de la bonne musique est même pour le moins contagieux. Alors succombez à ce virus (c'est un ordre, bien sûr !).                                                                                                                                  Thierry Quenum - JazzMagazine

 

...Le feu, l'enthousiasme, la plénitude. On ne demande qu'à les revoir.                                                                                                                                         Mathieu Perez - Jazz Hot

 .

..Un beau disque de jazz, vif et inspiré.                                                                                                         Culture Jazz

 

Ce quartet produit un jazz riche en maturité où l'émotion, l'énergie et une virtuosité maîtrisée ne cessent de nous surprendre.

                                                                         Billy Glubo Blog

 

                                                                        

Son : Alban Sautour. Studio : Sextan, Malakoff Mastering : Raphaël Jonin

Photos : Jean-Baptiste Millot

Artwork /Photos : Hervé Chaussade & Eric Pineau




Était-il de titre plus adapté que ce You Know I Care que Philippe Soirat a choisi pour son premier album ? Outre qu’il désigne l’une des plus belles ballades qu’ait composée le pianiste Duke Pearson, immortalisée par Joe Henderson et, plus récemment, Mark Turner (ce qui est en soi une indication assez précise de l’aire d’inspiration de ce disque), ce titre, par ce qu’il exprime, va comme un gant à ce batteur que l’on connaît comme un accompagnateur de choix et un pilier des clubs de jazz.

Un de ces musiciens qui font battre le cœur du swing au quotidien, d’abord au service des autres, sidemen par choix qui, loin d’être de simples figurants, trouvent dans cette position, côte à côte avec le soliste, une manière d’être eux-mêmes par l’affinement et la polyvalence de leur art, adaptant leur manière à chaque

 

 

 

 

Was there a better suited title for Philippe Soirat’s first album than the one he has chosen - You Know I Care ? Not only is this the name of one of pianist Duke Pearson’s most beautiful ballads, immortalised by Joe Henderson and more recently by Mark Turner (which is in itself a rather specific indication of the area of inspiration for this album) but its implications are entirely appropriate for a drummer who has made a name for himself as a choice accompanist and a fixture of jazz clubs. One of those musicians who, on a nightly basis, make the heart of swing beat, serving others first, sidemen by choice, not mere extras, who in this position on the soloist’s side find a way to be themselves in the honing of their multifaceted art, tailoring their playing to each context and project, bringing with

contexte, à chaque projet : soit l’assurance d’un soin constant apporté à faire respirer la musique, d’une vigilance permanente pour servir le propos collectif, d’une présence bienveillante et souple qui sait s’effacer quand nécessaire autant que relancer le jeu s’il a tendance à faiblir.

 

C’est seulement après avoir participé à plus d’une cinquantaine d’albums, de Barney Wilen aux frères Belmondo, de Barry Harris à Lenny Popkin, de Laurent Coq à Alain Jean-Marie, et avec au compteur à peu près le même nombre d’années, que Philippe Soirat s’est décidé à signer son premier opus. Il a formé un groupe pour l’occasion, avec quelques-unes des fines lames du jazz parisien, qu’il savait capables de répondre à son invitation, de jouer le jeu du jazz : mettre des musiciens dans une même pièce,

 

 

 

 

them the assurance of a constant care to let the music breathe, a tireless vigilance to serve collective expression, and a benevolent, adaptable presence with the ability to step aside if required, or raise the energy level should it threaten to dwindle.

 

Only after appearing on a good fifty albums – from Barney Wilen to the Belmondo brothers, Barry Harris to Lenny Popkin and Laurent Coq to Alain Jean-Marie – in about as many years on this planet has Philippe Soirat finally decided to make his début as a leader. For the occasion, he has assembled a band featuring some of the finest exponents of Parisian jazz, who he knew would rise to the challenge of playing the age-old game of jazz : put musicians in the same room, hand them some of those

leur jeter en pâture quelques-uns de ces standards du jazz moderne qui sont inscrits dans leur gènes (en les ayant au préalable reconfigurés, notamment sur le plan rythmique — logique pour un batteur) et laisser la musique émerger, comme aux grandes heures du label Blue Note dont on retrouvera, au rang des compositeurs, certains des plus illustres sociétaires.

Que ce disque soit le sien ne change rien à l’affaire. Loin des démonstrations techniques et des effets de baguette, Philippe Soirat reste au plus près de ce qu’on attend de lui, toujours sur le qui-vive mais jamais envahissant, précis et subtil à chaque instant… Cela ne surprendra pas ceux qui ont l’habitude de l’entendre, ni les musiciens qui ont croisé un jour la route de Philippe Soirat : We Know He Cares.

 

Vincent Bessières

 

 

modern jazz standards which are rooted in their genes (but not before reconfiguring them, rhythmically in particular – makes sense for a drummer !) and let the music happen, as in the glory days of the Blue Note label, several of whose leading figures are represented here as composers.

 

That this record is his own makes it no exception to the rule. Eschewing gratuitous displays of technique and stick tricks, Philippe Soirat doesn’t stray from what is expected of him, constantly on the alert yet never intrusive, always precise and subtle… All of which will come as no surprise to those who are used to hearing him, and to any musicians who have ever crossed paths with Philippe Soirat : We Know He Cares.

 

Vincent Bessières

 

 

 

 

 





David Prez

Le saxophoniste et compositeur David Prez a étudié au Conservatoire de Lyon (France) de 1997 à 2000. Il a obtenu une médaille d'or à l'unanimité et avec les félicitations du jury.

 

Il a ensuite étudié aux USA et en France avec David Liebman, Michael Brecker, Jerry Bergonzi...

 

Il a enregistré plusieurs disques pour les labels Fresh Sound New Talent, A.P.O. Records et PJU Records, notamment ses 2 albums en leader « New Life » (avec Bill Stewart, Johannes Weidenmueller et Franck Amsallem) et " Awakening " qui a obtenu un "Choc" dans Jazz Magazine.

 

David a joué/enregistré notamment avec : Bill Stewart, Johannes Weidenmueller, Franck Amsallem, Romain Pilon, Karl Jannuska, Yoni Zelnik, David Doruzka, Sandro Zerafa, Laurent Coq, Jeff Ballard, Benjamin Lecourt, Simon Tailleu, Pierre de Bethmann, Alain Jean-Marie, Olivier Zanot, François Moutin, Michael Felberbaum, David Linx, Nikki Yanofsky, Emmanuel Borghi, Gildas Bocle, Florent Gac, Meta, Damien Argentieri, Yutaka Shiina, Louis Winsberg, Manu Codjia, Colorblind, Metropolitan Jazz Affair, Philippe Soirat,  Jerry Bergonzi, David Sauzay, Tam de Villiers, Dan Blankinship, Hans Olding, Siegfried Mandon, Sylvain Romano, David Georgelet, Fabien Marcoz, Jerôme Rateau, Michel Rosciglione, Lionel Boccara, Alfio Origlio, Nicolas Folmer, Mario Stantchev, Keziah Jones, Stéphane Foucher, Eric Prost, Nicolas Montier, Leila Olivesi, Olivier Temime, Michael Cheret, Sangoma Everett, Talkin' About trio, Manu Scarpa, Jerôme Regard, Lyon Jazz Orchestra…



Vincent Bourgeyx

Né à Bordeaux en 1972, il commence l’étude du piano à l’âge de 7 ans. Après des études de musicologie à l’Université de Bordeaux, il intègre le Berklee College of Music de Boston où il restera 4 ans. Il forme alors son propre trio américain avec lequel il jouera régulièrement aux USA et au Japon.
Vincent Bourgeyx sera le premier étudiant à obtenir le prix du fameux Billboard magazine, qui lui permettra de terminer ses études gratuitement. Diplômé de l’école en 1997, il s’installe ensuite à New York où il devient un membre très actif de la scène new-yorkaise. En 1998 Vincent fait partie du quartet du légendaire tromboniste Al Grey, avec qui il tournera jusqu’à la mort de ce dernier, en février 2000. Pendant plus de 5 ans, Vincent Bourgeyx est aussi membre régulier du quartet de Jane Ira Bloom avec Mark Dresser et Bobby Previte. Aux Etats-Unis, Vincent Bourgeyx a l’occasion de travailler avec les musiciens suivants : les saxophonistes Ravi Coltrane, Mark Turner, Billy Pierce, Craig Handy, Donald Harrison, Eric Alexander, Richie Cole, Greg Tardy, Grant Stewart,

Marcus Strickland .... Les batteurs Bobby Durham, Ralph Peterson, Antonio Sanchez, Ari Hoenig, Matt Wilson, Nasheet Waits, Tom Rainey, Ali Jackson, Tommy Campbell... Les chanteuses Jane Monheit, Claudia Acuna, Elisabeth Kontomanou et bien d’autres musiciens, comme Chuck Mangione, Julian Priester, Joe Locke...
Vincent Bourgeyx a également enseigné le piano au Koyo Conservatory de Kobé, au Japon, et participé à des Master Class concerts, au Berklee College of Music de Boston, avec Jane Ira Bloom et à l’International Association of Jazz Educators, en 1998 et 2001.
Vincent Bourgeyx a enregistré de nombreux disques en tant que sideman, avec différents labels américains, européens et japonais et quatre disques en leader. Depuis son retour en France, il s’est déjà produit avec des musiciens hexagonaux de tout premier plan comme Sylvain Beuf, Jean-jacques Avenel, Pierre Boussaguet, Médéric Collignon, David El-Malek, Sara Lazarus, Laurence Allison, Linley Marthe, Stéphane Belmondo, Stéphane Huchard...
Il obtient un prix de soliste au Concours Jazz de La Défense en 2003. Il est aussi l’auteur de musique pour le cinéma et écrit notamment la musique de BLACKMAIL d’Alfred Hitchcock.

                                                              vincentbourgeyx.net



Yoni Zelnik

Contrebassiste né en 1975 à Haïfa en Israël.
Il commence à jouer de la basse électrique pendant son adolescence.
Il étudie ensuite le jazz et la contrebasse à l'Académie de Musique de Jérusalem et part en 1995 à Paris pour étudier au CIM et y s'installer.
Il a participé a une soixantaine de disques enregistrés avec  Youn Sun Nah, Géraldine Laurent, Sophie Alour, Yonathan Avishai…
Il s'est produit en concert avec Dave Douglas, Avishai Cohen (Trompette), Billy Hart, Nasheet Waits, Jeff Ballard, Anat Cohen, Jason Lindner…