Philippe Soirat Quartet

                                                                                                                                                                           Photo arrière-plan : Eric Barbara

You Know I Care

Quatre talents au service d'une musique libre, sophistiquée, organique et poétique.

 

...Leur investissement dans le noble art de fabriquer, à la main, de la bonne musique est même pour le moins contagieux. Alors succombez à ce virus (c'est un ordre, bien sûr !).                                                                                                                                  Thierry Quenum - JazzMagazine

 

...Le feu, l'enthousiasme, la plénitude. On ne demande qu'à les revoir.                                                                                                                                         Mathieu Perez - Jazz Hot

 .

..Un beau disque de jazz, vif et inspiré.                                                                                                         Culture Jazz

 

Ce quartet produit un jazz riche en maturité où l'émotion, l'énergie et une virtuosité maîtrisée ne cessent de nous surprendre.

                                                                           Billy Glubo Blog


Son : Alban Sautour. Studio : Sextan, Malakoff Mastering : Raphaël Jonin

Photos : Jean-Baptiste Millot

Artwork /Photos : Hervé Chaussade & Eric Pineau


Était-il de titre plus adapté que ce You Know I Care que Philippe Soirat a choisi pour son premier album ? Outre qu’il désigne l’une des plus belles ballades qu’ait composée le pianiste Duke Pearson, immortalisée par Joe Henderson et, plus récemment, Mark Turner (ce qui est en soi une indication assez précise de l’aire d’inspiration de ce disque), ce titre, par ce qu’il exprime, va comme un gant à ce batteur que l’on connaît comme un accompagnateur de choix et un pilier des clubs de jazz.

Un de ces musiciens qui font battre le cœur du swing au quotidien, d’abord au service des autres, sidemen par choix qui, loin d’être de simples figurants, trouvent dans cette position, côte à côte avec le soliste, une manière d’être eux-mêmes par l’affinement et la polyvalence de leur art, adaptant leur manière à chaque

 

 

 

 

Was there a better suited title for Philippe Soirat’s first album than the one he has chosen - You Know I Care ? Not only is this the name of one of pianist Duke Pearson’s most beautiful ballads, immortalised by Joe Henderson and more recently by Mark Turner (which is in itself a rather specific indication of the area of inspiration for this album) but its implications are entirely appropriate for a drummer who has made a name for himself as a choice accompanist and a fixture of jazz clubs. One of those musicians who, on a nightly basis, make the heart of swing beat, serving others first, sidemen by choice, not mere extras, who in this position on the soloist’s side find a way to be themselves in the honing of their multifaceted art, tailoring their playing to each context and project, bringing with

contexte, à chaque projet : soit l’assurance d’un soin constant apporté à faire respirer la musique, d’une vigilance permanente pour servir le propos collectif, d’une présence bienveillante et souple qui sait s’effacer quand nécessaire autant que relancer le jeu s’il a tendance à faiblir.

 

C’est seulement après avoir participé à plus d’une cinquantaine d’albums, de Barney Wilen aux frères Belmondo, de Barry Harris à Lenny Popkin, de Laurent Coq à Alain Jean-Marie, et avec au compteur à peu près le même nombre d’années, que Philippe Soirat s’est décidé à signer son premier opus. Il a formé un groupe pour l’occasion, avec quelques-unes des fines lames du jazz parisien, qu’il savait capables de répondre à son invitation, de jouer le jeu du jazz : mettre des musiciens dans une même pièce,

 

 

 

 

them the assurance of a constant care to let the music breathe, a tireless vigilance to serve collective expression, and a benevolent, adaptable presence with the ability to step aside if required, or raise the energy level should it threaten to dwindle.

 

Only after appearing on a good fifty albums – from Barney Wilen to the Belmondo brothers, Barry Harris to Lenny Popkin and Laurent Coq to Alain Jean-Marie – in about as many years on this planet has Philippe Soirat finally decided to make his début as a leader. For the occasion, he has assembled a band featuring some of the finest exponents of Parisian jazz, who he knew would rise to the challenge of playing the age-old game of jazz : put musicians in the same room, hand them some of those

leur jeter en pâture quelques-uns de ces standards du jazz moderne qui sont inscrits dans leur gènes (en les ayant au préalable reconfigurés, notamment sur le plan rythmique — logique pour un batteur) et laisser la musique émerger, comme aux grandes heures du label Blue Note dont on retrouvera, au rang des compositeurs, certains des plus illustres sociétaires.

Que ce disque soit le sien ne change rien à l’affaire. Loin des démonstrations techniques et des effets de baguette, Philippe Soirat reste au plus près de ce qu’on attend de lui, toujours sur le qui-vive mais jamais envahissant, précis et subtil à chaque instant… Cela ne surprendra pas ceux qui ont l’habitude de l’entendre, ni les musiciens qui ont croisé un jour la route de Philippe Soirat : We Know He Cares.

 

Vincent Bessières

 

 

modern jazz standards which are rooted in their genes (but not before reconfiguring them, rhythmically in particular – makes sense for a drummer !) and let the music happen, as in the glory days of the Blue Note label, several of whose leading figures are represented here as composers.

 

That this record is his own makes it no exception to the rule. Eschewing gratuitous displays of technique and stick tricks, Philippe Soirat doesn’t stray from what is expected of him, constantly on the alert yet never intrusive, always precise and subtle… All of which will come as no surprise to those who are used to hearing him, and to any musicians who have ever crossed paths with Philippe Soirat : We Know He Cares.

 

Vincent Bessières