Photo arrière-plan : Jean-Baptiste Millot

nouveau CD

On the Spot

 

 

Voilà un quartet avec lequel il va falloir compter tant leur jazz développe toutes les qualités de ce postbop moderne qui a conquis tant de jazzfans depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui : audace, exploration, urgence, improvisations individuelles virtuoses au service du collectif.

 Pierrick Favennec – Jazz Magazine

 

 

Le batteur a démontré depuis longtemps des qualités de drive, de sons et de couleurs qui n’ont d’égales que sa curiosité et son goût de l’innovation.

 Bruno Germonprez – Jazz News

 

 

des compositions rarement jouées aujourd’hui : c’est encore le cas de « Pumpkin » d’Andrew Hill, une citrouille transformée en carrosse avec l’accompagnement singulier de Philippe Soirat – Super !

 Jean-Pierre Goffin – Jazz Mania, Jazz’halo

 

 

Un bel album d’une intemporelle modernité.

 Alain Lambert – Musicologie.org

 

 

Un jazz vif et réactif où chacun peut donner le meilleur de soi au profit d’un collectif particulièrement bien huilé.

 

Que ça carbure ou que cela se ballade (avec Mingus), c’est toujours juste. Philippe Soirat a l’intelligence de ne pas envahir l’espace et, avec ses collègues, il forme un quartet abouti qui délivre un jazz de haute volée apte à séduire le plus grand nombre.

 Yves Dorison – Culture Jazz

 

 

Et que les trois excellents partenaires de Philippe Soirat veuillent bien m’excuser si pour conclure, je tiens à souligner, une fois de plus, la beauté formelle du jeu de leur leader : précision, présence et souplesse sont une fois encore au rendez-vous de cet hymne au groove. On the Spot !

 Denis Desassis

 

 

L’habitué des clubs parisiens retrouvera ici le leader qui impulse sans jamais imposer et laisse de l’espace à ses trois camarades de lutte, personnalités touchantes portant haut l’étendard du jazz.

 

On l’aura compris, « On the Spot » figure parmi nos coups de coeurs de 2024.

 Jean-Louis Lemarchand – Les dernières nouvelles du jazz

 


Sonny Rollins, après un formidable concert pour l’émission « Jazz Casual » y déclare, évoquant sa pratique du jazz  : "We do a great deal of improvising right on the spot". Quelle meilleure citation pour illustrer la démarche artistique de Philippe. Un jeu « sur le vif », « au moment idéal ». Aristote, s’il avait pu avoir la chance de connaître cette musique savante et populaire, aurait parlé de « Kairos » : le bon moment et le bon endroit. Mais ceci, renouvelé à chaque seconde, à chaque mesure, à chaque temps. On The Spot. Ce moment qui est un pur présent, cette sensation intraduisible en mots, propulsée par son passé, et pourtant libre de son futur. Sonny Stitt lui, dans son morceau si connu "The Eternal Triangle", évoque le futur, le passé, le présent, réunis en une seule et même sensation, faite de joie, de sérénité et de liberté. 


On The Spot. Ce pourrait être aussi la devise de vie de Philippe. Depuis que je le connais, je l’ai toujours vu à la pointe des recherches les plus modernes, vivantes et contemporaines du jazz. Il est certes le batteur de notre meilleur bebopper national, Alain Jean-Marie, Il a certainement contribué au renouveau du Hard bop et de la musique modale dans les années 90, étant une composante essentielle du son du quintet des Belmondo (leur faisant aussi redécouvrir la musique de Lili Boulanger, ce qui leur donnera l'idée de « l’Hymne au Soleil »), ou du quartet de Yannick Rieu. Il a accompagné les légendes de cette musique (Barney Wilen, Lee Konitz, Barry Harris, Lou Donaldson, Ray Brown, Johnny Griffin, Phil Woods, Steve Grossman, Cedar Walton...) et il aurait pu se contenter de cela, mais il s’est toujours remis en question, a fait partie des premiers à prendre le train de la révolution Mark Turner et Ambrose Akinmusire. Il est aujourd’hui l’un des rares musiciens à en décrypter précisément le langage.


À l’heure où les chapelles de l’ancien et du moderne n’arrivent plus à se parler dans bien des cas, Philippe entrelace ces dynamiques en une seule danse, celle de son inventivité, de sa générosité et de son autorité musicale. Ou pour le citer, il fait du « neuf avec du vieux », ce qui est bien le modus operandi de toute création réussie.


Et avec cela,  il n’y a pas plus élégant et modeste musicien que cet homme. Toujours à l’écoute de l’autre, dans la vie comme dans la musique, sans jamais manquer de le transformer par ses idées audacieuses et son swing si créatif et joyeux. Philippe est un « empuissanteur ». Jamais un soliste ne sonne aussi bien qu’avec lui. Est-ce pour cela que son nom et sa musique restent encore trop peu éclairées ? Certainement, car Philippe a fait de sa discrétion sa force.



La preuve en est : les musiciens dont il s’est entouré. De véritables virtuoses de leur instrument qu’il réussit à faire sonner comme un ensemble formidablement soudé après seulement trois albums, et ce sur une musique plus qu’audacieuse. Écoutons le solo de Vincent Bourgeyx sur l’arrangement de « Angola », dont l’inventivité  rythmique ne sacrifie jamais au chant et à la danse du groupe. Dans cette danse d’équilibristes le rôle de Yoni Zelnik est admirable. Avec sa solidité rythmique, il garde en fusion la lave du volcan qu’est ce groupe, tel un Vulcain des temps modernes. On ne saurait oublier la précision ciselée, autant dans le son que dans le phrasé, de cet autre immense et modeste musicien qu’est David Prez. Capable de renverser tous les attendus d’un saxophoniste sur l’arrangement très audacieux de « Mr. Day », tout en nous émouvant au frisson dans l’interprétation du thème du « Psaume 22 ». 


Et puis il y a Philippe, dont le drive et le son enluminent tout ce groupe et cet album. Album qu’il a ponctué de quelques-uns de ses solos - une série d'interludes improvisés sans préméditation,  d’où leurs titres en forme de suite (On The Spot 1, 2 …) -,  comme pour rappeler la devise de ce qui est bien plus qu’un titre d’album. Un manifeste ? Philippe est bien trop humble pour assumer ce mot. Mais nous qui l’écoutons ne sommes pas dupes. « Now's the time », nous le savons bien, celui de célébrer ce grand artiste à la mesure de son talent.

 

 

Samy Thiébault



Sonny Rollins, interviewed on the show Jazz Casual after a fantastic concert, said of his own jazz style: “We do a great deal of improvising right on the spot...” What better quote to illustrate Philippe’s artistic endeavor? His playing is “on-the-spot”, at the “right time”. If Aristotle had been fortunate enough to know this music, he would have talked of “kairos”: the right time and the right place, at every second, every bar, every beat. On the Spot. It is a moment that is pure presence, a feeling that can’t be rendered in words, moved by the past and free from the future. In his famous song “The Eternal Triangle”, Sonny Stitt evoked the future, the past, and the present in a single feeling of joy, serenity, and freedom.

On the Spot could serve as Philippe’s motto. For as long as I have known him, he has always been at the forefront of the most modern, lively, and contemporary explorations in jazz. He is the drummer of choice of Alain Jean-Marie, France’s best bebop musician; he contributed to the revival of Hard bop and modal music in the 90s as an essential component of the sound of the Belmondo Quintet – it is through him that they rediscovered the music of Lili Boulanger, which gave them the idea for "Hymne au Soleil"; he played an important role with Yannick Rieu Quartet; he has accompanied jazz legends, including Barney Wilen, Lee Konitz, Barry Harris, Lou Donaldson, Ray Brown, Johnny Griffin, Phil Woods, Steve Grossman, Cedar Walton... And he might have been satisfied with that, but he has always challenged himself. He was one of the first to join the revolution started by Mark Turner and Ambrose Akinmusire. Philippe is one of the rare musicians today who really understands that musical language.

At a time when partisans of the old and partisans of the new often can’t speak to each other, Philippe weaves these dynamics into a single choreography made of his own inventiveness, generosity, and musical authority. Or, to quote him, he is making “something new with something old", which is precisely the modus operandi of any successful creation.

And as if that weren’t enough, no one is a more elegant or a more humble musician than this man. He is always listening to others, in life as in music, and he transforms them with his daring ideas and his creative and joyful swing. Philippe empowers people. A soloist always sounds better accompanied by him. Could that be why his name and his music remain less known than they should be? Possibly. Philippe’s discreet manner is his strength.

As evidence of this, the musicians he has gathered around him - true virtuosos, who sound incredibly tight after just three albums, even given the boldness of the music. Listen to Vincent
Bourgeyx’s solo on the arrangement of « Angola »: his rhythmic inventiveness never takes away from the artistic contribution of the group. Within this give and take, Yoni Zelnick is sublime. He is so rhythmically solid that if the group were a volcano, he would keep the lava molten, like a modern-day Vulcan. And let’s not forget the sharp precision of David Prez that is present as much in the sound as in the phrasing of this tremendous and modest musician. He defies every expectation on the fearless arrangement of “Mr. Day”, and he thrills us with his moving interpretation of “Psaume 22”.

And then there’s Philippe, whose drive and sound shine over the entire group and the album. He included a few of his own solos as a series of spontaneously improvised interludes, titled as a suite “On the Spot 1, 2…”. They evoke a motto that is much more than just an album title. A manifesto? Philippe is too humble to be at ease with such a description. But the people who listen to him are not fooled. We know Now’s the Time to celebrate this great artist and his immense talent.

 

 

Samy Thiébault

traduction :  Anna Lehmann



Lines & Spaces

Photo Jean-Baptiste Millot
Photo Jean-Baptiste Millot

Le projet initial porté par Philippe Soirat - reconfigurer, notamment sur le plan rythmique, quelques standards du jazz moderne - prend ici toute son envergure. Chacun y apporte en toute liberté sa touche personnelle, contribuant à renouveler quasiment de fond en comble un matériau que l'on eût pu croire figé et qui se retrouve ici repeint aux couleurs les plus pimpantes.                             

    Jacques Aboucaya - Jazz Magazine

Musique souple et subtile servie par une puissante expressivité.

Quatre talentueux musiciens au service d'une musique libre et innovante qui relie tradition et modernité.

Nicole Videman - Latins de Jazz...et Cie

Il met tout son talent au service d'un jazz paisiblement décomplexé qui apprécie l'exploration sous toutes ses formes

Yves Dorison - Culture Jazz

On savait donc déjà que Soirat pouvait créer son monde à lui, on sait désormais que celui-ci est parfaitement fait pour nous : parce qu'il est ouvert, qu'il est sans cesse une sorte de mise en lumière de nouvelles possibilités.

Michel Arcens - Notes de Jazz

Ça swingue, ça groove et ça pète la vie dans chaque solo parce que le plaisir est là. Le leur comme le nôtre.

Philippe Vincent - Jazznicknames

Les maîtres ici "revisités" définissent la ligne esthétique de l'ensemble, toute de fluidité et de musicalité, à l'image d'une version de Countdown à la signature rythmique "trafiquée", interprétée néanmoins avec le plus grand naturel. Un excellent album !                                        

Max Robin - Batteur Magazine

Il s'y confirme, comme à l'habitude, musicien dont l'instrument est la batterie plutôt que batteur, avec cette approche féline, souple et impeccable qui est sa marque.

Jean-Pierre Jackson - Classica




Photo Bruno Chavaret
Photo Bruno Chavaret

You Know I Care

Quatre talents au service d'une musique libre, sophistiquée, organique et poétique.

 ...Leur investissement dans le noble art de fabriquer, à la main, de la bonne musique est même pour le moins contagieux. Alors succombez à ce virus (c'est un ordre, bien sûr !).                                                                                 Thierry Quenum - JazzMagazine

 

...Le feu, l'enthousiasme, la plénitude. On ne demande qu'à les revoir.                                                                                                                                          Mathieu Perez - Jazz Hot

 .

..Un beau disque de jazz, vif et inspiré.                                                                                                         Culture Jazz

 

Ce quartet produit un jazz riche en maturité où l'émotion, l'énergie et une virtuosité maîtrisée ne cessent de nous surprendre.

                                                                            Billy Glubo Blog

 

                                                                        

Son : Alban Sautour. Studio : Sextan, Malakoff Mastering : Raphaël Jonin

Photos : Jean-Baptiste Millot

Artwork /Photos : Hervé Chaussade & Eric Pineau








David Prez

Le saxophoniste et compositeur David Prez a étudié au Conservatoire de Lyon (France) de 1997 à 2000. Il a obtenu une médaille d'or à l'unanimité et avec les félicitations du jury.

 

Il a ensuite étudié aux USA et en France avec David Liebman, Michael Brecker, Jerry Bergonzi...

 

Il a enregistré plusieurs disques pour les labels Fresh Sound New Talent, A.P.O. Records et PJU Records, notamment ses 2 albums en leader « New Life » (avec Bill Stewart, Johannes Weidenmueller et Franck Amsallem) et " Awakening " qui a obtenu un "Choc" dans Jazz Magazine.

 

David a joué/enregistré notamment avec : Bill Stewart, Johannes Weidenmueller, Franck Amsallem, Romain Pilon, Karl Jannuska, Yoni Zelnik, David Doruzka, Sandro Zerafa, Laurent Coq, Jeff Ballard, Benjamin Lecourt, Simon Tailleu, Pierre de Bethmann, Alain Jean-Marie, Olivier Zanot, François Moutin, Michael Felberbaum, David Linx, Nikki Yanofsky, Emmanuel Borghi, Gildas Bocle, Florent Gac, Meta, Damien Argentieri, Yutaka Shiina, Louis Winsberg, Manu Codjia, Colorblind, Metropolitan Jazz Affair, Philippe Soirat,  Jerry Bergonzi, David Sauzay, Tam de Villiers, Dan Blankinship, Hans Olding, Siegfried Mandon, Sylvain Romano, David Georgelet, Fabien Marcoz, Jerôme Rateau, Michel Rosciglione, Lionel Boccara, Alfio Origlio, Nicolas Folmer, Mario Stantchev, Keziah Jones, Stéphane Foucher, Eric Prost, Nicolas Montier, Leila Olivesi, Olivier Temime, Michael Cheret, Sangoma Everett, Talkin' About trio, Manu Scarpa, Jerôme Regard, Lyon Jazz Orchestra…



Vincent Bourgeyx

Né à Bordeaux en 1972, il commence l’étude du piano à l’âge de 7 ans. Après des études de musicologie à l’Université de Bordeaux, il intègre le Berklee College of Music de Boston où il restera 4 ans. Il forme alors son propre trio américain avec lequel il jouera régulièrement aux USA et au Japon.
Vincent Bourgeyx sera le premier étudiant à obtenir le prix du fameux Billboard magazine, qui lui permettra de terminer ses études gratuitement. Diplômé de l’école en 1997, il s’installe ensuite à New York où il devient un membre très actif de la scène new-yorkaise. En 1998 Vincent fait partie du quartet du légendaire tromboniste Al Grey, avec qui il tournera jusqu’à la mort de ce dernier, en février 2000. Pendant plus de 5 ans, Vincent Bourgeyx est aussi membre régulier du quartet de Jane Ira Bloom avec Mark Dresser et Bobby Previte. Aux Etats-Unis, Vincent Bourgeyx a l’occasion de travailler avec les musiciens suivants : les saxophonistes Ravi Coltrane, Mark Turner, Billy Pierce, Craig Handy, Donald Harrison, Eric Alexander, Richie Cole, Greg Tardy, Grant Stewart,

Marcus Strickland .... Les batteurs Bobby Durham, Ralph Peterson, Antonio Sanchez, Ari Hoenig, Matt Wilson, Nasheet Waits, Tom Rainey, Ali Jackson, Tommy Campbell... Les chanteuses Jane Monheit, Claudia Acuna, Elisabeth Kontomanou et bien d’autres musiciens, comme Chuck Mangione, Julian Priester, Joe Locke...
Vincent Bourgeyx a également enseigné le piano au Koyo Conservatory de Kobé, au Japon, et participé à des Master Class concerts, au Berklee College of Music de Boston, avec Jane Ira Bloom et à l’International Association of Jazz Educators, en 1998 et 2001.
Vincent Bourgeyx a enregistré de nombreux disques en tant que sideman, avec différents labels américains, européens et japonais et quatre disques en leader. Depuis son retour en France, il s’est déjà produit avec des musiciens hexagonaux de tout premier plan comme Sylvain Beuf, Jean-jacques Avenel, Pierre Boussaguet, Médéric Collignon, David El-Malek, Sara Lazarus, Laurence Allison, Linley Marthe, Stéphane Belmondo, Stéphane Huchard...
Il obtient un prix de soliste au Concours Jazz de La Défense en 2003. Il est aussi l’auteur de musique pour le cinéma et écrit notamment la musique de BLACKMAIL d’Alfred Hitchcock.

 

                                          



Yoni Zelnik

Contrebassiste né en 1975 à Haïfa en Israël.
Il commence à jouer de la basse électrique pendant son adolescence.
Il étudie ensuite le jazz et la contrebasse à l'Académie de Musique de Jérusalem et part en 1995 à Paris pour étudier au CIM et y s'installer.
Il a participé a une soixantaine de disques enregistrés avec  Youn Sun Nah, Géraldine Laurent, Sophie Alour, Yonathan Avishai…
Il s'est produit en concert avec Dave Douglas, Avishai Cohen (Trompette), Billy Hart, Nasheet Waits, Jeff Ballard, Anat Cohen, Jason Lindner…